"L'autre ne vient donc pas ? 40 ans, propriétaire. Je ne tomberai pas, j'irai comme cela à l'échafaud." Transféré la veille au soir dans une cellule proche de la chapelle, car de sa cellule, aurait pu assister au montage de l'échafaud sur le Champ de Mars en contrebas. Le 30 septembre 1852 à Uzès, abat de six balles le vicomte Jean-Antoine-Tancrède de Dampmartin, 65 ans, maire d'Uzès et conseiller général du Gard, jaloux d'avoir évincé des listes municipales. 35 ans, tisserand, forçat à vie. 35 ans, tailleur d'habits et 39 ans, puiseur, bagnards condamnés à perpétuité, évadés du bagne de Rochefort. Toilette rapide. Place Saint-Félix, quartier du petit Saint-Jacques, monte les degrés sans défaillir, embrasse crucifix et l'aumônier; 37 ans, colporteur. "Est-ce que cela est arrivé de Paris, monsieur Martin ?" Un de ses frères aurait déjà été condamné à mort pour avoir tué sa femme en la faisant dévorer par un chien ! 43 ans, cultivateur à Courtoirac. Le 08 avril 1837, à Saint-Gatien-des-Bois, à la tête d'une bande, attaque la maison de la veuve Guillon, tue d'un coup de sabre le domestique Joseph Chéron, blesse la servante Marie Le Grip. 45 ans, tailleur d'habits à Verrières. Je me suis bien comporté en prison, j'ai fait mes devoirs, communié, tout. Comme il semble même heureux, un assistant en fait la remarque. Comme le condamné demande au père Benoît de prier pour lui, ce dernier, ému, lui pose fraternellement la main sur la joue avant que les exécuteurs n'accomplissent leur tâche. Conduit en voiture, dos à la route, jusqu'à la place Viarme, pleure tout au long du trajet. Martin tourne le dos à la guillotine et n'assiste pas à la mort de son ami, mais quand vient son tour, monte tout aussi courageusement que lui les escaliers, et parle à son tour aux nombreux spectateurs, pour demander leur pardon et leurs prières. Condamné le 10 mars 1823 aux travaux forcés à perpétuité pour meurtre, gracié le 11 août 1838. Après l'ultime bénédiction, se livre aux exécuteurs d'Orléans, Bourges et Angers. Pleure, mais s'habille sans défaillir. Environ 6.000 spectateurs, dont des femmes ; émotion grande et larmes parmi le public. Guillotine arrivée de Blois la veille. Tue à coups de clé anglaise le 08 novembre 1860 le percepteur de Moisdon-la-Rivière, François-Marie Danion, 44 ans, et lui vole 36 francs en oubliant un porte-monnaie contenant 600 francs. 34 ans, meunier. Vingt-et-un autres inculpés sont condamnés à diverses peines de travaux forcés. Sur le chemin, alterne entre rires, chants, injures et blasphèmes, notamment à l'encontre du père Barjonet, qui l'avait accompagné depuis Épinal sans parvenir à lui faire accepter d'entendre ses paroles religieuses. Voulait se venger d'elle depuis qu'elle l'avait accusé - à juste titre - de grivèlerie. Battent à mort et étranglent leur père Barthélémy dans la nuit du 17 au 18 juin 1850 entre Comps et Entrevaux parce qu'il refusait de partager entre les membres de sa famille les 84 francs qu'il avait gagnés en vendant de l'huile. Quitte la prison à 5h45, en tenue parricide, et tient à faire le trajet jusqu'au champ de foire à pied. 18 ans, tonnelier. 23 ans, vigneron. Le verre de vin me suffira." Leurs complices Daguin et Pasquier sont condamnés à huit ans de réclusion. Boutique - Le Progrès. Noye à Jans, dans la nuit du 13 au 14 avril 1836 sa fille Jeanne, 6 ans, sans raison véritable. But : hériter des biens de cette famille et en profiter avec son fils Jean, 18 ans, et son gendre Sébastien Schuler, 26 ans. Noya dans un ruisseau Jean Azaïs, le 06 février 1839 à Saint-Pons ; la mort fut également attribuée à une violente compression des parties sexuelles lors d'une lutte. Un premier procès, en juillet 1839, est renvoyé à cause d'un problème de tirage au sort des jurés. Entendent la messe, confiés aux exécuteurs d'Orléans, Blois et Tours pour la toilette. Assassina à coups de passe-carreau - une longue pièce de bois servant à repasser les coutures - sa fille Louise Henny, 21 ans, ouvrière, le 24 décembre 1858 à son domicile, 7, rue Musette à Dijon. Ce n'est qu'à l'arrivée des exécuteurs, pour la toilette, qu'il comprend qu'il ne s'agit pas d'un simulacre, et son visage pâle et contracté reflète sa peur. Mon Dieu ! Mange avec plaisir un petit pain et une tasse de café au lait, silencieuse, puis remarque : "J'ai bien prié, mais je crois que le bon Dieu ne me regardera plus." C'est un jour bien malheureux." Lors de son arrestation, le lendemain, tire un coup de fusil sur le brigadier Lacroix, le blessant sans gravité au bras et au dos, puis sur le gendarme Porte, l'atteignant à l'épaule. Exécuté place de l'Hôtel-de-Ville. Au moment de quitter la prison, l'aumônier l'incitant à demander pardon à Dieu et aux hommes se voit répondre par des insultes blasphématoires. Répète trois fois, d'une voix tremblante, son innocence. PARRICIDE, 54 ans, cultivateur. Tueur en série, fils d'un Hongrois exécuté en Italie vers 1813 (?). Mazin se rendant compte du larcin le force, par obligation notariée, à le rembourser. Ce dernier meurt le 29 novembre. Quincaillier. Allez retrouver Lucifer ! Joseph affirma que son père le volait depuis longtemps et qu'il n'avait fait que défendre son bien. Dites-leur que je leur demande pardon comme je leur pardonne moi-même. Au pied de l'escalier, nouvelle génuflexion et prière, puis grimpe sur la plate-forme. Thierry." Assassine au soir du 11 février 1863 à Provins Charles Alexandre De Fava, 51 ans, ancien commissaire priseur, de sept coups de couperet et blesse grièvement son épouse, Henriette Marie Bertrand pour ne pas avoir à rembourser une obligation vieille de trois ans et s'élevant à 1.665 francs. Avant de grimper dans le fourgon, les condamnés remercient les gardiens. 50 ans, cultivateur. Ceux-ci lui font terminer son repas après l'avoir ligoté. Heidenreich explique que c'est contraire au règlement, mais Aimé s'octroie le droit et vocifère : "Plus de Roi, plus d'Empereur, à bas l'homme de Boulogne !" Epuisés, les exécuteurs se résignent à ne pouvoir parvenir à leurs fins et ramènent Montcharmont, la chemise déchirées et les épaules en sang, en prison. J'ai eu une mauvaise conduite, mais je n'ai jamais fait usage du poison. Le 03 novembre 1842, Marie Cabrol, veuve Azaïs, accuse la famille Bousquet, ses voisins, d'être les coupables devant un juge d'instruction. Ils parviennent à rentrer, mais il refuse de passer ses vêtements, pleurant et hurlant si fort que les riverains de la prison arrivent à l'entendre. Après un entretien avec l'aumônier, va à la chapelle, et après la messe, se met à terre pour embrasser le sol. Basculé alors qu'il s'apprête à continuer son discours. 31 ans, tailleur de pierres, repris de justice. Se reprend, puis est conduit par le concierge de la prison vers l'aumônier et un second prêtre. Lors de son arrestation, l'enquête montre qu'il avait empoisonné à l'arsenic son père Charles, décédé le 08 mars 1847 à Villers-Outréaux. Carratier, retrouvé, le dénonce avant de mourir, mais en l'absence de preuves, Pomarèdes est laissé en paix. Le 28 mars 1839, à Poligny, tente d'assassiner sa femme Marie Douffre, 54 ans, puis la maltraite et l'affame tant que, le 04 août 1840, on la retrouve presque morte sur un grabat. Foule dense, avec estrades dressées sur le lieu à 20 centimes la place. L'agent de police ! Monte à l'échafaud sans effort : quand on le lie sur la bascule, rugit : "S'il y avait un Dieu, il ferait un miracle pour me sauver ! Pensait être gracié, mais reste calme. Demande au gardien-chef de remettre aux pauvres ses biens. Quatre autres complices condamnés à des peines de réclusion, allant de dix à trois ans, un seul acquitté. "Eh bien, puisque c'en est fait, priez pour moi !" 55 ans, menuisier à Cases-de-Pène, ancien adjoint au maire. Au cours d'une émeute à Buzançais, initiée par le vol d'un convoi de blé - 1060 décalitres - motivé par la famine, entre le 13 et le 15 janvier 1847, tentent d'assassiner le meunier Cloquemin et les propriétaires Brillant et Gaulin après avoir pillé leurs maisons. Exécutée porte Gerbert avec la guillotine de Paris. A l'avant-greffe, pendant la toilette, prend une gorgée de vin et un peu de pain comme déjeuner. A Bonneville, halte : boit un verre de vin chaud offert par le gardien de la prison locale qui l'avait "accueilli" quatre mois durant. Prévenus le 13 à 4 heures du matin, peu de réactions de leur part. Ne faites pas comme moi !" 30 ans, marchand tailleur. Se repent. Exécutés place de la Motte. 48 ans, vigneron. ", faisant référence à la veuve Fargues, condamnée à mort huit jours avant lui, et dont il était persuadé que son exécution précéderait la sienne - alors que l'arrêt la condamnant avait été cassé. Environ 2500 spectateurs. Ne pleurons pas." L'usage du puits provoquait bien des tensions. Arrivée de l'exécuteur de Dijon, de ses fils et de son gendre à 6h45. Arrive à Roanne le 21 à 14h depuis Montbrison. Quel malheur ! Portez-vous bien !" Arrêté une heure après le crime. Empoisonne à l'arsenic le 06 mai 1841 à Chelles Jean Négrini, 16 ans, peintre et vitrier, qui était l'ami de son fils, pour mettre la main sur ses économies, soit environ 300 francs, et son diamant de vitrier. Comme celle-ci refuse de le quitter, arrivés le 24 avril 1846 près d'Isles, Dumel la tue de trois coups de pierre sur la tête avant de l'étrangler et de voler ses affaires. Incendiaire récidiviste : met le feu à l'hospice - asile de nuit de Pradelles - le 04 février 1857. Conduite place Duclos-Pinot, grimpe à l'échafaud calmement. Tua la veuve Fleutot à Heuilley pour lui voler 100 francs en argent. Boit un verre d'eau-de-vie, grignote un biscuit. Désire que le troupeau de moutons qu'il possédait soit vendu, et que la somme récoltée serve à faire dire des messes en sa mémoire et à rembourser les frais de soins de sa victime (! Condamné aux travaux forcés à perpétuité par les assises de la Seine pour attaques à main armée. Sophie Godry est condamnée aux travaux forcés à perpétuité. Sa femme, Jeanne Toussaint, 38 ans, est condamnée à mort, mais bénéficie d'une grâce royale. 58 ans, fermier, assassine pour le voler, le 19 décembre 1862 à Vallauris, son employeur Jérôme Philippe Roland, 63 ans, propriétaire terrien, puis enterre son corps, avant de se raviser, de le déterrer et de le jeter dans un réservoir où il est repêché le 03 janvier 1863. Quand le condamné monte en charrette, dans la chapelle, les détenus chantent le Miserere. Le 25 octobre 1835, assomme à coups de chaise puis perce d'un coup de fleuret le coeur de son compatriote, l'abbé Juan Ferrer, 60 ans, qui l'hébergeait au 6, rue de la Rotonde-du-Temple, pour lui voler son livret de caisse d'épargne contenant 900 francs et sa montre. Le 16 octobre 1836 au soir, tuent à coups de barre de fer le père Lhermina, curé de Saint-Martin-le-Gaillard, 79 ans, sa nièce Marie-Rose Cayeux, 18 ans, et sa bonne Céleste Paris, quadragénaire. 50 ans, marchand coquetier. Prévenus la veille à 19 heures par l'aumônier Nolibois, mais ce dernier parle d'imminence, sans préciser que l'exécution aura lieu le lendemain. Terrier meurt le 24 septembre 1830, la veuve Tesnier le 18 octobre 1830, et la veuve Terrier survit après huit mois d'alitement, mais demeurant handicapée à vie. Salban est acquitté, la peine des époux Fauché confirmée. Vernhes est gravement blessé d'un coup de faux dans la tête, Bernard-Maury, abattu de plusieurs coups de feu, survit deux jours à ses blessures. Transporté jusqu'au Pont de Burgen, non loin du lieu du crime. En mars 1847, il tente d'empoisonner sa bru, Mme Perroton et ses deux enfants avec un plat d'épinards. PARRICIDE, 28 ans, cultivateur. Adolphe Bouchard, son complice, est condamné aux travaux forcés à perpétuité. Tenta de tuer d'un coup de fusil dans l'épaule, sa mère, Jacquette Barrau, veuve Penent, le 14 mai 1831 au hameau de Majoureau, commune de Palaminy, avec laquelle il était en conflit et qu'il avait déjà cherché à étrangler dans le passé. Veuve d'Yves Perrot, condamné au bagne pour vols, évadé et abattu par la police lors de son arrestation. Grimpe les marches, embrasse le prêtre et le crucifix ; bossu, son exécution pose souci pour le positionner correctement. Remet au docteur une lettre, destinée à son frère, et contenant une mèche de cheveux. Pendant la toilette, quand on coupe le col de sa chemise, pris de frissons incontrôlables. 33 ans, valet de ferme. "Puisqu'il faut que cela se passe ainsi, à la grâce de Dieu !" Cependant, curieusement, il pousse des cris comme ceux qu'il employait pour rassembler son troupeau, et à plusieurs reprises, gémit : "Qui mate more !" Foule immense place Bonne-Nouvelle, dont beaucoup de femmes, ce malgré la pluie. Prévenu la veille, se montre calme. A 6h, le curé Peyrat s'approche et est tout de suite rabroué : "Que me voulez-vous, bête noire ? "Mon pauvre enfant, nous sommes perdus !" Se calme pour de bon. Battent à mort à coups de pied et de poing, au Pont-Douar, commune de Penvénan, le 12 juin 1841, Yves Perron, 68 ans, cultivateur riche, pour lui voler 60 francs, une montre et un mouchoir. Marie-Louise Hamon, épouse Le Braz et Jean Geffroy. Reçoit les sacrements, et durant tout le trajet écoute les paroles de soutien de l'abbé Bergeret. Poignarde à coups de couteau le 07 mai 1860 au lieu-dit "La Borderie", à 1 km de Loches, son épouse Clémentine Ruby, 25 ans, avec laquelle il était séparé depuis dix-huit mois. Eh bien, profitons de la soirée, parce que demain, je serai enfoui. Comprend et refuse de sortir : "On ne célèbre pas la messe aussi tôt le matin !" "Ah, nous aurons du courage tous les deux ! Au 18, rue de Charenton, le 26 juillet 1856, assassine à coups de couteau de cuisine Bérard, 47 ans, cuisinier, son amant, pour lui voler argent et bijoux. 27 ans, ouvrier cordier. 31 ans, fermier à Martelly. Arrivé place de Capécure, voit la machine et pâlit affreusement. Averti que toute sa famille lui pardonne d'avance son geste, puisqu'il exprime un repentir, dit : "Eh bien, adieu alors, adieu à mon oncle aussi, et priez tous pour moi." Trancha la gorge, le 29 mai 1869 à deux kilomètres de Bannalec, de Véronique Le Gall, épouse Jaffré, fermière de Bannalec qui l'avait pris en voiture en revenant du marché de Quimper. Rolland la suit, toujours ferme, même si pris de tremblements incontrôlables. Le 13 novembre 1850, après avoir acheté un poignard et deux pistolets, profite d'un contrôle de police pour poignarder à l'aine l'agent Pierre Boudin puis pour tirer un coup de feu sur l'agent Bonton, heureusement sans le toucher. Dès son sortir de la chapelle, bien plus ferme et courageux qu'au réveil. Sort de la prison par une issue rue Mercoeur pour éviter la cohue de la place Lafayette. 3000 personnes présentes. Dans la nuit du 20 au 21 octobre 1861, massacre et dépèce à coups de couteau de boucher et de faucille sa seconde épouse, Marguerite-Véronique Tamayon, 32 ans, alors enceinte de jumeaux depuis trois mois, son fils Pierre-François, 8 ans, né de son premier mariage, et le fils de son épouse, Paul-Xavier Mercier, 6 ans. 26 ans, ébéniste. - L'Etudiant Désignant le sol, affirme : "Je suis innocent comme ce pavé." Dans la nuit du 18 au 19 mai 1852, aux Grandes-Loges, s'introduit chez Marguerite Pammerot, veuve Lefèvre, 34 ans, et la tue de onze coups de couteau pour la voler. Marche de la prison jusqu'à l'échafaud soutenu par l'abbé Vialle, d'Aubusson, et l'aumônier de Guéret. Demande à ce qu'on remette à sa fille naturelle une bague et son portrait - il avait, à force de brutalités, tué la mère de son enfant. 57 ans, meunier. Lyon. Jettent Anne Morin, la fille, dans un puits - elle s'en sort vivante -, et abattent d'un coup de fusil Anne-Catherine Fourquenay, veuve Morin, la maîtresse des lieux, en emportant 20.000 francs. Tua avec préméditation le sieur St-Omer pour le voler, le 19 avril précédent, à Puteaux (banlieue parisienne) Marie-Magdeleine Reynier, veuve Guilliny et Jean-Pierre "Mathieu" Estève. Le 17 juin 1846, viole et égorge à coups de couteau Elisabeth Gallier, épouse Courtecuisse, 17 ans, sa jeune patronne - elle s'était mariée quinze jours plus tôt - à Saint-Ouen avant de voler 500 francs.